Le voyage de A https://asjourney.journalintime.com/ "François Rabelais, le poète, a dit sur son lit de mort: “Je pars en quête d’un Grand Peut-Être.” Voilà ma raison. Je ne veux pas attendre d’être mort pour partir en quête d’un Grand Peut-Être." - Miles Halter, Looking For Alaska. "On n’a qu’une vie, Clark. C’est le devoir de chacun de la vivre aussi intensément que possible" - Will Traynor, Me Before You "Il y a mieux à faire qu'être un passager de la vie" - Love Letters To The Dead. Je sais que je ne cite pas de la grande littérature, mais cette littérature est grande pour moi car elle m'a petit à petit fait comprendre que je devais reprendre ma vie en main. Et c'est ce que je vais faire : Bienvenue dans mon aventure les gars ! (et je préfère prévenir, cela risque plus de tourner en comédie dramatique qu'autre chose) fr 2019-02-07T05:50:31+01:00 https://asjourney.journalintime.com/Retour-surprise Retour surprise Alors, je sais que je n'ai pas vraiment tenu mes bonnes résolutions jusqu'à présent, et que je n'ai pas posté du tout. Je me suis un peu déconnectée de tout et ça m'a fait énormément de bien. Mon retour en France était prévu pour il y a 2 ou 3 semaines, mais je suis actuellement toujours en Australie. Je n'étais pas prête à rentrer, comme les autres fois. Le retour en France m'effraie beaucoup. J'ai peu de revenir dans un environnement toxique, peur de voir toutes les choses qui ont changé en mon absence, peur de redevenir la personne insignifiante que j'étais. J'ai Alors, je sais que je n’ai pas vraiment tenu mes bonnes résolutions jusqu’à présent, et que je n’ai pas posté du tout. Je me suis un peu déconnectée de tout et ça m’a fait énormément de bien.

Mon retour en France était prévu pour il y a 2 ou 3 semaines, mais je suis actuellement toujours en Australie. Je n’étais pas prête à rentrer, comme les autres fois.
Le retour en France m’effraie beaucoup. J’ai peu de revenir dans un environnement toxique, peur de voir toutes les choses qui ont changé en mon absence, peur de redevenir la personne insignifiante que j’étais.

J’ai tellement changé durant ces mois en Australie, j’ai gagné en confiance en moi, même si c’est loin d’être suffisant, c’est toujours mieux que ça ne l’était. J’ai enfin vécu pour moi, fait ce dont j’avais envie.

Seulement voilà, après plusieurs remises de mon retour, j’ai eu le sentiment que j’étais enfin prête à rentrer à la maison. J’ai pris mon billet d’avion et une fois celui-ci en poche, j’ai pris mon téléphone, sur le point d’annoncer la bonne nouvelle à ma mère qui désespère de me revoir… Mais je n’ai finalement rien dit.

Dans moins de 3 semaines je serais en France et personne n’est au courant. J’ai l’intention d’aller surprendre tous mes proches.

En attenant, je compte profiter de mes derniers instant en Australie.

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2019-02-07T05:50:31+01:00
https://asjourney.journalintime.com/MeToo #MeToo Mais de qui je me moque ? Je suis tellement habituée à refouler mes émotions négatives que même ici, je me mens à moi même. Mon nouvel an était loin d'être à 100% parfait car j'ai été victime d'une agression sexuelle. C'était aux douze coups de minuits. L'amie avec qui j'étais venue était à l'arrière du bateau car elle avait besoin d'air, ça faisait bien 1h qu'elle n'était plus avec moi mais son absence ne me dérangeait pas : j'étais sur la piste de danse et je profitais. Mais le moment fatidique arrivant, la musique était coupée pour faire place au décompte et Mais de qui je me moque ? Je suis tellement habituée à refouler mes émotions négatives que même ici, je me mens à moi même. Mon nouvel an était loin d’être à 100% parfait car j’ai été victime d’une agression sexuelle.

C’était aux douze coups de minuits. L’amie avec qui j’étais venue était à l’arrière du bateau car elle avait besoin d’air, ça faisait bien 1h qu’elle n’était plus avec moi mais son absence ne me dérangeait pas : j’étais sur la piste de danse et je profitais. Mais le moment fatidique arrivant, la musique était coupée pour faire place au décompte et chacun était retourné auprès de ses proches.

Je n’ai pas eu le temps de crier "Happy New Year" que je me suis sentie partir en arrière et la seule chose dont je me souviens c’est d’avoir réaliser que j’avais une langue qui explorait ma bouche. J’ai repoussé le gars aussi fort que possible, mais ma force de mouche et son gabarit ne m’ont pas aidé à être impressionnante.
Comme je l’ai peut-être dit auparavant, ou pas, mon manque de confiance en moi et ma crainte du sexe masculin m’a bloqué et empêché toute relation. Je n’ai donc jamais embrassé quelqu’un et le fait qu’un inconnu se permet ce droit m’a fait ressentir un dégoût profond.

Je me suis éloignée aussi vite que possible de lui folle de rage. J’avais l’impression d’avoir été dérobé de quelque chose, et j’étais entrain de louper le feu d’artifice gigantesque que j’avais tant hâte de voir.
Je me suis précipitée à l’avant du bateau pour essayer au moins d’apercevoir le final mais arrivant après tout le monde, j’étais laissée derrière.
J’ai alors senti un corps se coller à mon dos, puis il a commencé à se frotter et j’ai senti son érection contre mon dos. Mon corps a cessé de me répondre. Ma raison m’ordonnait de me retourner, de le gifler, de lui donner un gros coup dans les parties, mais je n’ai pas bougé d’un poil. Je faisais même le plus d’effort possible pour que ma respiration soit quasi invisible, comme si j’essayais de prétendre que j’étais morte pour qu’il me laisse. Grosse erreur, il a continué en caressant mes hanches, mon ventre et remontait vers ma poitrine quand le feu d’artifice s’est terminé.

Les gens autour se sont mis à bouger et à rentrer vers l’intérieur du bateau où le DJ avait remis la musique, afin de danser. J’ai profité de ce mouvement de foule pour me fondre dedans et lui échapper. Je me suis précipitée vers mon sac à main, j’ai attrapé mon téléphone puis je me suis résignée "qu’est ce que tu comptes faire ma grande ? T’es dans un bateau en plein milieu d’un fleuve immense. Personne ne peut venir." Et puis CLAP. Une grosse main s’abat violemment sur mes fesses. Je me retourne et l’aperçoit, une fois de plus, avec son gros sourire sur le visage. Mais derrière lui, je vois également quelques personnes avec qui je dansais plus tôt, dont 2 gars (l’un des deux étant un néo-zélandais bien géant et bien costaud) qui me regardaient et qui ont bien compris que j’avais des soucis. Ils sont venus me chercher, prétendant une invitation à danser, et sont restés avec moi pour le reste de la soirée.

Lorsque le bateau est rentré au port ces deux gars m’ont accompagné jusqu’à ma gare afin d’être sûr que je rentre en sécurité et je leur en serais à jamais reconnaissante. Ils ont contribué à rendre ma soirée meilleure.

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2019-01-03T16:36:58+01:00
https://asjourney.journalintime.com/Cheers-to-a-new-me Cheers to a new me J'ai passé la meilleure soirée de réveillon de toute ma vie. Merci l'Australie. Je n'avais pas de plans, comme d'habitude, et puis je me suis dit "Mon Dieu A, tu es à l'autre bout du monde, bouges toi !" et comme un signe, sur un groupe de voyageur, j'ai vu une annonce concernant une soirée de réveillon sur un bateau en plein milieu de Swan River. Je n'ai donc pas réfléchi et j'ai acheté mon billet. Je n'ai jamais été le genre de fille à aimer les soirées, tout simplement car dans ma tête je suis "la moche", la "grosse" du groupe. Je n'ai jamais dansé de ma vie, de peur des J’ai passé la meilleure soirée de réveillon de toute ma vie. Merci l’Australie.

Je n’avais pas de plans, comme d’habitude, et puis je me suis dit "Mon Dieu A, tu es à l’autre bout du monde, bouges toi !" et comme un signe, sur un groupe de voyageur, j’ai vu une annonce concernant une soirée de réveillon sur un bateau en plein milieu de Swan River. Je n’ai donc pas réfléchi et j’ai acheté mon billet.

Je n’ai jamais été le genre de fille à aimer les soirées, tout simplement car dans ma tête je suis "la moche", la "grosse" du groupe. Je n’ai jamais dansé de ma vie, de peur des jugements et ce, même lorsque l’on est entre amis. Alors le 31, la motivation n’était pas très présente.. Mais ma place était payée et puis bon, mon niveau de confiance en moi a légèrement augmenté depuis que je suis ici.

À peine arrivée dans le bateau, un couple m’invite à m’asseoir à leur table et la famille assise à côté de moi s’occupe de me fournir en chapeau, collier et autres accessoires de fêtes. Les musiques s’enchainent et de plus en plus de monde se met à danser et bientôt, je me retrouve une des seules assises. Un homme, assez bourré qui a déjà dansé avec toutes les femmes présentes dans le bateau, m’attrape sans demander mon avis et m’emmène danser. Bien trop timide pour répliquer, j’ai suivi. À la fin de la chanson il part vers une autre fille et je suis au milieu de la piste de danse. Pour ne pas avoir l’air bête je me mets à "danser" (je dirais plus à me balancer de droite à gauche). C’était horrible, je n’avais aucune idée de comment m’y prendre, de comment bouger sans en faire de trop, voulant rester discrète. Une des filles de la table d’à côté est venue me voir et m’a dit "ne t’en fais pas, lâche toi, tout le monde s’en fiche". Une fille hyper canon, qui se donnait à 200% et attirait tous les regards a passé le reste de la soirée avec moi à s’assurer que je m’amusais, à danser avec son copain.

Je ne me suis jamais sentie aussi confiante en soirée, l’ancienne A n’aurait jamais osé dansé et aurait décliné toute invitation. J’ai eu un sentiment de fierté énorme à la fin de la nuit et je me suis promis que 2019 sera mon année. Pas de paroles en l’air, c’est le moment ou jamais. Je commence l’année dans cet environnement qui me va si bien, le travail sera à poursuivre en rentrant mais j’ai confiance en moi. Pour la première fois depuis toujours, je vois du changement en moi, je me sens différente, je me sens épanouie.

Alors comme chaque année, voici ma Bucket List 2019 :

1. Perdre 20kg
2. M’acheter une voiture
3. Mettre de l’argent de côté
4. Lire plus
5. Être plus confiante
6. Sortir plus
7. Explorer le monde qui m’entoure
8. Développer mon compte Instagram ( objectif : Atteindre les 3 000 followers)
9. Rencontrer de nouvelles personnes
10. Avoir un mode de vie sain, me mettre au sport
11. Finir d’apprendre la langue des signes
12. Méditer
13. Me faire faire un tatouage en rapport avec mon séjour en Australie
14. Regarder plus de documentaire
15. Essayer le yoga
16. Refaire ma garde robe
17. M’instaurer une journée "cocooning/bien être" par semaine
18. Célébrer 2020 dans un pays d’Europe.

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2019-01-02T16:53:00+01:00
https://asjourney.journalintime.com/Christmas-Spirit Christmas Spirit O Holy Night is on, mon chocolat chaud fait maison est posé sur ma table de nuit, malgré la chaleur j'ai mis une paire de grosses chaussettes de Noël. Tout est prêt pour écrire ce post dans les meilleurs conditions. Depuis mon arrivée en Australie je ne me suis jamais sentie "homesick", pas même lorsque mon chat est mort. Je m'en voulais d'être partie et de ne pas avoir été présente pour l'accompagner dans ses derniers moments, mais cela n'avait rien à voir avec ce que je ressens. Demain, nous serons le 01 décembre, et en Australie, c'est le premier de l'été. Bien que O Holy Night is on, mon chocolat chaud fait maison est posé sur ma table de nuit, malgré la chaleur j’ai mis une paire de grosses chaussettes de Noël. Tout est prêt pour écrire ce post dans les meilleurs conditions.

Depuis mon arrivée en Australie je ne me suis jamais sentie "homesick", pas même lorsque mon chat est mort. Je m’en voulais d’être partie et de ne pas avoir été présente pour l’accompagner dans ses derniers moments, mais cela n’avait rien à voir avec ce que je ressens.

Demain, nous serons le 01 décembre, et en Australie, c’est le premier de l’été. Bien que j’adore le pays ainsi que les paysages magnifiques, l’esprit de Noël me manque terriblement.

Je suis sans doute la personne la plus "Christmassy" qu’il puisse exister. Vous voyez tous les téléfilms qui doivent sans doute passer à la TV avec le personnage principal féminin qui incarne l’esprit de Noël et les rêves à la perfections ? Je pourrais toutes les incarner. Je suis leur version réelle.
Je pense que ma passion des fêtes de Noël vient du fait que je n’ai jamais vraiment fêté un "vrai" Noël. Ma famille n’est pas la plus unie qu’il soit, on se donne rendez vous, on mange, on s’échange des enveloppes d’argent et on se dit à l’année prochaine.. Et cela a toujours été ainsi. Sauf que ce n’est pas assez pour moi.
Je rêve de vraie joie et rires, je rêve de tradition, peu importe laquelle, même si c’est se saluer en sautant à pied joint, soyons fou et saluons nous chaque Noël ainsi ! Mais aussi et surtout, je rêve d’échange de cadeaux, de vrais cadeaux. J’adore en faire. Je trouve ça magique d’essayer de trouver la petite chose qui fera briller les yeux d’une personne.

J’ai toujours été la seule personne de la famille à offrir des cadeaux. On m’attend d’ailleurs chaque année au tournant. Et j’adore ça. Partir à l’aventure, essayer de trouver LE cadeau qui correspondra à cette personne. Ça en dit tellement sur l’intérêt que l’on porter à une personne.. Malheureusement je n’ai jamais reçu de cadeaux et j’aimerais tellement connaître cette joie, ce sentiment que l’on ressent en ouvrant un paquet et de se dire "Cette personne a passé du temps pour moi, pour essayer de trouver ce qui me correspondrait le mieux et c’est tellement unique !"

Mais Noël est ce moment de l’année où les gens s’ouvrent un peu plus. On parle de "magie de Noël", et je suis certaine qu’au fond, elle existe. Même si je sais bien entendu que je ne rencontrerai pas un prince charmant lorsque je me baladerai sous la neige un jour de réveillon de Noël. Mais l’ambiance qui se dégage des gens, de l’environnement, des programmes télé, de chaque petit détail me rempli de bonheur.

Enfin, revenons à nos moutons, maintenant que vous connaissez ma passion pour les fêtes voici la raison de ma petite déprime : l’esprit de Noël en Australie n’existe pas. Rien. Nada. Niet. Aucun films de Noël à la TV, il n’y a même aucune publicité sur le thème de Noël. Je me souviens attendre impatiemment ce moment de l’année pour avoir les nouvelles pub Canal+ ou Coca Cola ..Mais rien.
Peu de sapin, et ce ne sont de toute façon pas des vrais. Pas de repas de Noël puisque cela se passe en plein été donc avec une température aux alentours des 40 degrés, manger ? Non merci ! Une petite salade et un verre de thé glacé fera l’affaire !

Les seuls "reminder" que Noël approche sont les décorations des les espaces publiques et les Père Noël présents pour les enfants dans les centre commerciaux.. Mais c’est à peu près tout… Alors cette année, je manquerais la période la plus importante à mes yeux et je sens que cela va me mettre un petit coup au moral, même si j’adore toujours autant mon séjour ici.

Peut-être que je pourrais amener un peu de mon esprit de Noël dans ma host family ?

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2018-11-30T16:23:13+01:00
https://asjourney.journalintime.com/From-Now-On From Now On Partir à l'autre bout du monde m'est bénéfique. Cela fait maintenant bientôt 4 mois que j'ai tout mis en pause pour partir vivre une aventure australienne et je n'aurais pas pu faire mieux pour enfin me décider qu'il était temps de me prendre en main. Depuis presque 4 mois, je voyage seule, je fais ce dont j'ai envie, quand j'en ai envie. Je fais tout pour me rendre heureuse et c'est la première fois que cela m'arrive. Dans mon quotidien, je suis une personne qui ne sait pas dire "non". J'aime énormément mes amis, mais j'ai toujours été la personne qui faisait tout pour que Partir à l’autre bout du monde m’est bénéfique.

Cela fait maintenant bientôt 4 mois que j’ai tout mis en pause pour partir vivre une aventure australienne et je n’aurais pas pu faire mieux pour enfin me décider qu’il était temps de me prendre en main.

Depuis presque 4 mois, je voyage seule, je fais ce dont j’ai envie, quand j’en ai envie. Je fais tout pour me rendre heureuse et c’est la première fois que cela m’arrive.

Dans mon quotidien, je suis une personne qui ne sait pas dire "non". J’aime énormément mes amis, mais j’ai toujours été la personne qui faisait tout pour que tout le monde soit heureux.
J’ai toujours tout fait passer avant moi, avant mes besoins et envies et je pensais que rendre les gens heureux me rendait heureuse également…

J’avais tord.

Et je ne l’ai compris qu’il y a quelque mois, quand j’ai planifié ma première escapade ici même et que j’ai réalisé un de mes plus grands rêves qui était d’aller observer des baleines. C’est à ce moment que j’ai compris ce qu’était réellement le bonheur.

Dans un petit peu plus de 2 mois, je rentrerai en France. Et je n’ai aucune envie de retomber dans la routine dans laquelle j’étais. De retrouver toutes mes angoisses et mon mal être.

J’ai donc un peu plus de 2 mois pour devenir une meilleure version de moi-même et surprendre mon entourage.

1 ère étape : Combattre ma boulimie et commencer à perdre du poids.

Le combat va être difficile mais avec de la volonté tout est possible.

J’ai également la chance d’être dans un pays qui "vit dehors", et l’été arrivant à grand pas ici, j’ai commencé mon petit rituel d’aller faire du snorkeling pendant 1 ou 2h le matin.

L’activité physique n’est pas ce qui m’effraie le plus, mais ma boulimie est mon plus grand démon et le combattre ne va pas être beau à voir, mais la récompense à la fin du tunnel en vaut tellement la peine.

Amis du soir, bonsoir.

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2018-11-21T15:37:04+01:00
https://asjourney.journalintime.com/You-no-longer-run-my-world "You no longer run my world" Ah, harcèlement scolaire, qu'est ce que tu m'as détruit. Je vous ai introduit au sujet hier, alors je vous épargne une attente longue et douloureuse et je vais vous raconter comment je suis devenue, ou plutôt comment on m'a amené à être la personne brisée que je suis aujourd'hui. Tout à commencé lorsque j'avais 4 ans. C'est dur n'est-ce pas ? Il y avait ce garçon, M, qui était le "rigolo" de service. Ronde, timide, j'étais la cible parfaite. Alors ça a commencé par des paroles d'enfants de 4 ans : "grosse patate pourrie", "grosse vache". Il amusait la galerie et mes Ah, harcèlement scolaire, qu’est ce que tu m’as détruit.

Je vous ai introduit au sujet hier, alors je vous épargne une attente longue et douloureuse et je vais vous raconter comment je suis devenue, ou plutôt comment on m’a amené à être la personne brisée que je suis aujourd’hui.

Tout à commencé lorsque j’avais 4 ans. C’est dur n’est-ce pas ? Il y avait ce garçon, M, qui était le "rigolo" de service. Ronde, timide, j’étais la cible parfaite. Alors ça a commencé par des paroles d’enfants de 4 ans : "grosse patate pourrie", "grosse vache". Il amusait la galerie et mes camarades en redemandaient alors ça s’est vite transformé en chanson à mon sujet, chanson avec laquelle on m’accueillait chaque matin lorsque j’arrivais dans la classe, dans les rangs en route pour la cantine, à chaque récréation..

Plus on grandissait, plus M allait loin, et plus mes camarades trouvaient cela drôle. À l’âge de 6 ans, je n’allais pratiquement pas en cours, j’étais tellement dans un mauvais état psychologiquement que mes maux devenaient physiques : crises d’angoisses, vomissements, maux de ventre terribles.
Mes parents étaient en détresse totale et enchaînaient les rendez-vous avec les professeurs et la direction. Devinez quelle phrase ont leur répété ? "Ce ne sont que des enfants, ils jouent, ils ne pensent pas à mal."

À l’âge de 8 ans, M est passé à la vitesse supérieur. Fini les mots, on passe aux actes. C’est ainsi qu’un beau jour, lorsque j’allais me réfugier dans les toilettes comme à mon habitude, il est entré dans les toilettes des filles, a passé sa tête sous la porte et a tiré ma jupe vers le bas, pour sortir mort de rire en racontant à quel point "j’étais grosse" à qui voulait l’entendre.

Je suis une fois de plus rentrée chez moi, dévastée, et ma mère est allée à l’école, hors d’elle le lendemain.

Oh, ai-je oublié de préciser que M est en fait le fils d’une des institutrices de l’école ? On pourrait penser que ça aiderait à arranger les choses, mais non. Elle n’a tout simplement rien fait. C’est à partir de ce jour que je n’ai plus montré ce que je ressentais et que je n’ai plus rien dit à mes parents. Après plusieurs années de lutte, ils en étaient toujours au même point alors rentrer le soir en pleurant ne servait à rien d’autre qu’à les faire souffrir.

En arrivant au collège, plus de M. Me voilà rassurée. Mais je déchante vite : premier jour de classe je suis catégorisée comme "la grosse" par tous les garçons de ma classe. Oublions mon prénom, il n’était pas important, c’est comme ça que j’étais appelée. Puis ça s’est transformé en violence physique : on me jetait des trousses, des cahiers, des compas dessus. Et j’étais tellement terrifiée que je n’osais rien dire.
Puis ça a dégénéré. On s’est mise à inventer des rumeurs plus folles les unes que les autres, attirant l’attention des enseignants du collège qui convoqueront mes parents pour leur raconter à quel point je suis instable et qu’un suivi psychologique ne me ferait pas de mal. Je n’ai pas cherché à contredire, à quoi bon ?

Je me suis donc retrouvée rapidement à subir des séances avec un psychologue pour des soucis que je n’avais même pas. Mes camarades eux étaient fiers.

Puis rapidement, les "grosse vache", "espèce de grosse", "poubelle" des premières années collège se sont petit à petit transformé en "Suicide toi putain ! Tu ne vois pas que tu n’es qu’un déchet", "Mais pourquoi tu t’acharnes à vivre ? Pourquoi t’affliges ça à tes parents ! Tues-toi et soulage tout le monde !"

Au début, je pensais "mais c’est absurde !", puis petit à petit, le fait que je n’ai rien été autre qu’une "grosse vache" de toute ma vie aux yeux de tout le monde ainsi que les souvenirs de mes parents démunis pendant mes plus jeunes années se faisaient de plus en plus présent. Tout cela additionné au fait que j’étais incroyable seule. C’est donc à l’âge de 13 que j’ai fais ma première tentative de suicide.

Suite à cela, la mutilation est devenue une échappatoire. Et aujourd’hui, à l’âge de 21 ans, je sors à peine de cette pratique si addictive.

Mes années lycées n’ont pas été meilleures loin de là mais je pense que vous avez compris le truc maintenant.

Chaque fois, mes bourreaux étaient du sexe masculin. J’ai donc développé une peur immense de l’homme.
Aujourd’hui, je souffre de TCA et plus précisément de boulimie ainsi que d’anxiété. Le simple fait de marcher dans la rue me terrorise. Chaque homme croisé j’ai envie de disparaître, j’ai envie de mourir, j’ai une honte de moi-même qui fait surface et je m’imagine ce qu’il peut penser de moi (inutile de préciser que ce n’est jamais du positif.)

Mais voilà, je viens d’avoir 21 ans et je pense qu’il est temps d’enfin commencé à vivre. Le fait d’être partie vivre quelques temps seule en Australie m’aide énormément et m’inspire à devenir une meilleure version de moi-même.

Cheers to the new me,

Et bienvenue à vous sur mon aventure.

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2018-11-19T16:19:44+01:00
https://asjourney.journalintime.com/What-is-love What is love ? Avant mon départ pour l'Australie, bien avant mon départ, j'ai un premier rencard avec un garçon. C'était d'ailleurs mon tout premier rencard tout court. N'étant pas la personne qui a le plus de confiance en soi sur Terre, souffrant d'anxiété suite à un harcèlement scolaire très poussé, je ne me suis jamais vraiment attardée sur les relations pour plusieurs raisons : 1. Parce que qui voudrait de moi ? Je n'infligerai jamais cette torture à quelqu'un. 2. Le fait de partager mes sentiments, mes pensées, des moments intimes avec un garçon, le sexe masculin m'ayant tant Avant mon départ pour l’Australie, bien avant mon départ, j’ai un premier rencard avec un garçon. C’était d’ailleurs mon tout premier rencard tout court.

N’étant pas la personne qui a le plus de confiance en soi sur Terre, souffrant d’anxiété suite à un harcèlement scolaire très poussé, je ne me suis jamais vraiment attardée sur les relations pour plusieurs raisons :
1. Parce que qui voudrait de moi ? Je n’infligerai jamais cette torture à quelqu’un.
2. Le fait de partager mes sentiments, mes pensées, des moments intimes avec un garçon, le sexe masculin m’ayant tant traumatisé pendant 15 ans de ma vie m’effrayait, et m’effraie toujours, au plus haut point.

Seulement voilà, je venais d’avoir 20 ans et je me suis enfermée dans une espèce de crise de la vingtaine. Un garçon m’a proposé un rendez vous et j’ai accepté (et très vite regretté)

Le jour J est arrivé et j’ai pensé au moins une centaine de fois à faire demi tour. Je suis d’ailleurs arrivée en retard, chose qui ne m’arrive jamais étant la personne la plus ponctuelle qu’il existe. Il me voit, me fait la bise : "ouf, il n’a pas l’air dégoûté par mon physique !"
L’après midi s’est très bien passé et au moment de se séparer, il m’envoie un SMS pour me dire qu’il avait passé une agréable journée en ma compagnie.

Nous nous sommes donc mis à discuter par texto, puis il a parlé d’un second rendez-vous, et fidèle à moi-même, j’ai fui. Je cherchais des excuses "je suis malade", "oh, non ! je travaille !" pendant 1 mois. Sans m’en rendre compte je répondais de moins en moins à ses messages, et quand je le faisais c’était des réponses très courtes et concises. Lui faisait de même jusqu’à ce que finalement, on se perde de vue.

J’ai alors regretté, et ai tenté de le recontacter mais rien. C’est 8 mois plus tard que je reçois de ses nouvelles sur mon compte Instagram. Il m’écrit qu’il cherche à me contacter désespérément depuis des mois en vain (ayant changé de numéro en France durant l’été, étant maintenant sur un numéro australien le temps de mon aventure ici, les chances pour que je reçoive ses messages étaient nulles.) Il s’est excusé d’avoir été froid, mais que le fait que je veuille partir vivre à l’étranger pendant quelques temps l’avait effrayé. Mais qu’il ne cessait de penser à moi.

Finalement, nous étions donc deux à flipper totalement.

Depuis, nous discutons. Il m’a fortement laissé entendre qu’il envisage une relation dés que je reviens et que notre avenir repose sur mes épaules, puisque je suis celle de nous deux qui n’ai pas discuté de sentiments. Mais la réalité est : comment savoir si je veux être avec lui ?

Je ne me suis jamais ouverte à un garçon, je me suis toujours protégée derrière un mur, j’ai toujours évité les contacts, les moments intimes.

Nos discussions me plaisent, et je l’aime bien. Mais comment savoir si je veux plus ? Comment saurai-je que j’éprouve des sentiments pour lui ?

Je suis perdue et plus l’on se parle, plus il étale ses pensées et ses sentiments pour moi, mais je ne peux malheureusement pas faire de même pour le moment et j’ai peur de me retrouver prisonnière.

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2018-11-18T15:15:37+01:00
https://asjourney.journalintime.com/Farewell-my-friend Farewell my friend En tant que voyageuse, on va et vient. J'ai quitté mon chez moi il y a 3 mois maintenant pour vivre mon aventure australienne. Quand je repense au jour de mon départ, je ne me souviens même pas avoir fait de véritables au revoir à ma famille ou à mes animaux.. J'étais bien trop excitée l'idée que la conquête d'un pays à l'autre bout du monde m'attendait. Je suppose que comme tous les voyageurs, backpacker, j'ai réfléchi de manière égoïste. Je m'imaginais sans doute que la vie de mes proches allait se mettre en pause pendant 6 mois, et que tout se ré-enclencherai à mon En tant que voyageuse, on va et vient.

J’ai quitté mon chez moi il y a 3 mois maintenant pour vivre mon aventure australienne. Quand je repense au jour de mon départ, je ne me souviens même pas avoir fait de véritables au revoir à ma famille ou à mes animaux.. J’étais bien trop excitée l’idée que la conquête d’un pays à l’autre bout du monde m’attendait.

Je suppose que comme tous les voyageurs, backpacker, j’ai réfléchi de manière égoïste. Je m’imaginais sans doute que la vie de mes proches allait se mettre en pause pendant 6 mois, et que tout se ré-enclencherai à mon retour. Je m’imaginais que tout le monde m’attendrait gentiment.

Mais j’ai eu un dur retour à la réalité hier. Un texto de ma mère qui m’annonçait que mon chat était mort. "Ce n’est qu’un chat", combien de fois ai-je entendu cette phrase ? Mais ce n’était pas qu’un chat, c’était une partie de moi. Mes parents l’ont adopté lorsque je n’étais qu’un bébé, j’ai donc passé chaque jour de ma vie à ses côtés. Il n’y a pas un seul de mes souvenirs d’enfance où il n’est pas, un seul album photo où il n’apparait pas.. Il était mon compagnon.

J’ai grandis avec.. À 21 ans, j’ai déployé mes ailes pour un très long voyage tandis que lui était un très très vieux chat. J’aurais dû m’en douter, mais d’un autre côté, je pense que j’aimais l’idée qu’il soit immortel. L’idée d’une vie sans lui me paraissait absurde, c’est tout ce que j’ai connu jusqu’à présent.

En tant que voyageuse, je suis partie de chez moi, pensant que tout le monde m’attendrait mais j’avais tord. La vie continue pour tout le monde et quand je rentrerai, quelqu’un manquera définitivement à l’appel.

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2018-11-12T15:24:26+01:00